Nouveaux noms de domaine : entre opportunité et contrainte

1300 : c’est le nombre de nouvelles extensions de noms de domaines aujourd’hui disponibles. Les commerçants en ligne et propriétaires de site Internet perçoivent ce changement différemment, certains comme une source d’angoisse, d’autres comme des opportunités financières et marketing.

Pourquoi ces 1300 nouvelles extensions ?

Auparavant, les entrepreneurs avaient le choix entre 22 extensions, les seules autorisées par l’ICANN, le régulateur des noms de domaine. Pour leur site, ils pouvaient ainsi utiliser les classiques .com, .org, .fr, .net… ce qui limitait la liste des possibilités pour les noms de domaine et compliquait la différenciation, alors que le nombre de sites explose.

C’est donc dans le but d’ouvrir la concurrence que « l’autorité suprême » de régulation du secteur a autorisé en 2012 la création de cette impressionnante liste de vocables supplémentaires. Désormais, il est possible d’enregistrer un ou plusieurs noms de domaine mieux adaptés à sa marque, son activité, sa catégorie socioprofessionnelle, sa localisation géographique, sa communauté, etc.

Quel intérêt pour les entreprises ?

 Pour les entreprises, cet élargissement du choix représente une opportunité unique d’optimiser leur positionnement dans les résultats des moteurs de recherche.

Mais surtout, en permettant à des internautes de plus en plus pressés de connaître immédiatement le contenu du site qu’ils veulent visiter, elles améliorent l’expérience utilisateur de leurs clients potentiels et gagnent du trafic. L’extension pour son nom de domaine revêt donc un intérêt stratégique et marketing essentiel.

Les nouvelles contraintes

Sur ce secteur, les premiers arrivés sont les premiers servis. Aussi, à défaut de pouvoir enregistrer leur nom pour toutes les extensions qui les intéressent, les sociétés doivent au moins déployer des moyens pour se protéger du cybersquatting.

Pour cela, une veille efficace s’impose, et lorsque c’est possible, le blocking. Il s’agit de mettre l’enregistrement d’une extension en attente et de s’offrir par la même occasion une assurance pendant cinq à dix ans.

L’autre problème est financier, l’enregistrement d’une extension impliquant un prix, variable suivant le niveau de protection que chaque entreprise souhaite offrir à son nom commercial.

Les marques et entreprises devront donc élaborer une stratégie offrant l’équilibre entre ses objectifs commerciaux/marketing et son budget.

Les marketeurs devraient-ils se mettre à coder pour assurer le succès commercial des objets connectés ?

 

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