La décroissance : moins, c’est mieux ?

Moins consommer, mais mieux consommer : c’est le cheval de bataille des partisans de la décroissance qui militent pour l’arrêt du diktat de la croissance et du productivisme.   

La décroissance, pourquoi ?

Le monde est actuellement marqué par des déséquilibres énormes entre pays riches et moins riches, entre le Nord et le Sud. Ainsi, 20 % de la population de la planète s’accapare 80 % de ses ressources. En parallèle, l’épuisement programmé des ressources énergétiques fossiles, la raréfaction des ressources minières, le réchauffement climatique et la kyrielle de catastrophes environnementales qu’il entraîne sont autant de signes qu’il est peut-être temps de changer de modèle économique.

Pour les partisans de la décroissance, ce système économique ne perdure que parce que la course à la consommation effrénée se maintient. Ils militent donc pour une révision complète de nos modes de vie et de pensée et une réforme profonde de la société afin de réduire nos consommations en ressources énergétiques et minières.

Nos sociétés industrielles, au lieu de faire face à ces travers, ont préféré se lancer éperdument dans une fuite en avant technologique, persuadées que les avancées scientifiques et techniques portent en elles les réponses à ces problématiques.

Des questions légitimes 

Est-il vraiment nécessaire que chaque ménage ait une ou plusieurs voitures individuelles pour se rendre au travail ? Est-il rationnel d’encourager les consommateurs à changer chaque année de smartphone/tablette/voiture alors que le modèle qu’ils possèdent est encore pleinement fonctionnel et loin d’être obsolète ? Est-il raisonnable que des denrées alimentaires soient transportées en avion sur des dizaines de milliers de kilomètres, avec un bilan carbone catastrophique, pour la seule satisfaction d’une poignée de consommateurs fortunés ? Autant de questions que les pro-décroissance se posent, et avec eux une frange de moins en moins marginale de la population.

Pour eux, les réponses aux crises actuelles se trouvent dans une société moins individualiste, moins orientée vers la possession et la consommation à outrance. De nombreuses personnalités politiques, comme Noël Mamère en France, se font aujourd’hui les avocats de cette vision de l’avenir.

Que retenir pour le marketeur ?

Le marketing – dont une de vocations premières est justement d’aider à fidéliser les consommateurs et, généralement, de les amener à consommer plus – et la décroissance semblent profondément antinomiques.

Dans la réalité, les marketeurs et les marques qu’ils représentent gagnent réellement à intégrer les composantes de respect de l’environnement, de préservation des ressources, et de durabilité le plus en amont possible dans le cycle de vie d’un produit. Non seulement dans sa conception, mais aussi dans sa campagne de promotion.

 

 

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