Kickstarter débarque en France

La finance participative a le vent en poupe en France, attirant des acteurs étrangers comme la célèbre plateforme américaine Kickstarter qui, après 6 ans d’existence, vient de lancer sa version française, permettant ainsi aux créateurs et internautes français de concrétiser des projets innovants.

Kickstarter, le « nouvel » acteur du crowdfunding français

Depuis le 27 mai, un nom supplémentaire s’inscrit dans le paysage du crowdfunding français : Kickstarter. L’Hexagone s’inscrit dans la stratégie d’expansion de la société qui, après s’être implantée dans 11 pays, projette de se lancer prochainement à la conquête de l’Europe du Sud.

En France, la plateforme, qui fonctionne sur le principe du don, est déjà bien connue, mais pour mener une campagne, le recours à un intermédiaire ou à une domiciliation aux États-Unis était indispensable. Dorénavant, un compte bancaire local suffit, et la collecte se fait directement en euros.

Les autres règles ne changent pas : un objectif financier et une échéance doivent être fixés par le porteur du projet, et seulement si le premier est atteint, les sommes engagées sont débitées, et bien entendu, Kickstarter va prélever 5 % du total réuni.

Les concurrents français restent sereins

Malgré le poids de Kickstarter sur le marché global du financement participatif, son arrivée ne suscite pas trop d’inquiétude chez les géants français Kisskissbankbank, Ulule ou encore MyMajorCompany.

Le renforcement de la concurrence est même perçu positivement. Après une croissance de 100 % en 2014, le secteur devrait encore enregistrer une forte progression cette année, et l’entrée de Kickstarter contribuera certainement à son gain de popularité.

Par ailleurs, les entreprises hexagonales avancent la qualité des projets qu’ils proposent, lesquels sont minutieusement sélectionnés, contrairement à ceux de Kickstarter, qui se montre moins rigoureux. Elles soulignent également l’accompagnement, un argument essentiel pour les startups, entrepreneurs et artistes français, ainsi que les « backers », dans un domaine encore mal maîtrisé par le grand public, et qui séduit pourtant un nombre croissant de particuliers.