Les défis à relever par les collectivités locales pour leur transition numérique

Transition numérique des collectivités locales

Comme les entreprises privées et l’État, déjà bien avancés en matière de dématérialisation de leurs services, les collectivités locales doivent prendre le virage du numérique. Mais si les atouts sont indéniables (innovation, agilité, compétitivité), plusieurs freins majeurs demeurent, notamment financiers.

Les freins à la transformation digitale des collectivités locales

Le changement organisationnel est le premier pilier de toute transition numérique. En effet, avant d’être technique, la démarche doit être culturelle et managériale. Aussi, la révolution du modèle traditionnel en silos du secteur public impose au préalable un changement d’état d’esprit et les habitudes de toutes les parties prenantes (élus, décideurs, agents, syndicats…).

Pour un élu, notamment, engager la transformation signifie une baisse de productivité et une difficile gestion des ressources durant son mandat, alors que c’est surtout son successeur qui tirera profit des résultats.
Par ailleurs, un tel projet requiert des investissements importants, tant pour l’achat des équipements que pour rémunérer un Chief digital officier (CDO). Or, le budget des collectivités locales n’a cessé de se réduire au fil des années.

Une adoption inégale du numérique dans les collectivités locales

Malgré les difficultés, certaines collectivités ont été qualifiées dans une enquête Markess International de 2015 de « modèles de transformation digitale pour les entreprises ». Paris et Mulhouse, par exemple, ont déjà un CDO, d’autres comme Rennes utilisent le digital pour leur communication.

À l’inverse, pour beaucoup d’autres, la route est encore longue, la mairie ne possédant même pas de site web, mais aussi à cause de moyens limités. Les concepts d’« Open data » et de « Big data », bases du marketing digital, ne parlent qu’à une poignée de pionniers, et concernant l’accessibilité des sites existants de l’administration, seuls 4 % pouvaient se targuer d’être conformes d’après une BrailleNet datant de 2014.

Réflexion stratégique engagée pour la majorité des collectivités

La progression est néanmoins indéniable. Portée par le CDO lorsqu’il existe, ou avec encore plus d’efficacité par le DGO, la réflexion sur une stratégie digitale est en cours au sein des COM, DSI ou DGS. Selon l’Observatoire 2016 des Compétences Numériques des Collectivités Locales établi par Markess, 27 % des décideurs en collectivité locale estiment leur DSI prête à relever les défis du numérique, tandis que 62 % sont en préparation.

90 % des répondants sont unanimes quant aux incontournables :
– La polyvalence
– L’ubiquité
– Une approche orientée utilisateur et métier
– De nouvelles coopérations externes
– Le renforcement des compétences fondamentales telles que la sécurité