Décryptage de la tendance du drive

Qu’est-ce que le drive ? 

Il s’agit d’un concept de distribution créé au début du XXe siècle aux Etats-Unis, qui s’est réellement exporté en France au début des années 2000. Il offre la possibilité au consommateur de faire ses achats sans avoir à quitter son véhicule, le plus souvent en passant une commande préalable via un site Internet dédié puis en récupérant ensuite ses achats à un endroit déterminé.

Un concept qui connaît un large succès auprès des consommateurs comme des distributeurs. En effet, près d’un français sur deux serait prêt à avoir recours à ce mode de distribution. On prévoit par ailleurs, un chiffre d’affaires proche de 4 milliards d’euros pour ce secteur en 2015.

Quel intérêt présente ce mode de distribution ? 

Pour le consommateur, ce modèle innovant offre davantage de liberté, de sérénité et d’autonomie. Il a en effet la possibilité de passer sa commande et de venir la récupérer quand bon lui semble, une alternative idéale à la livraison à domicile beaucoup plus contraignante en terme d’horaires et qui nécessite un déplacement préalable en magasin : un gain de temps considérable.

Pour les marques et distributeurs, le drive est la solution au problème de livraison, qui ne connaît pas un franc succès, et génère pour les entreprises de nombreuses contraintes : des coûts financiers relativement importants et des difficultés de planning non négligeables. Le drive constitue également la possibilité d’accéder à une clientèle plus diversifiée en proposant une nouvelle offre plus adaptée à certains profils de consommateurs.

Mais attention ! Si le concept semble plutôt fonctionner, il présente pourtant certains dangers, notamment pour les marques et distributeurs. En effet, la préparation des commandes, les frais logistiques et de stockage génèrent des coûts, auxquels vient s’ajouter un manque à gagner : les achats d’impulsion largement défavorisés via l’achat en ligne. Le risque est également de se retrouver face à des situations de rupture de stock, de manque ou d’absence de produits frais, de non fidélisation du client, et parfois de cannibalisation des ventes.

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